Bellatrix 2018 2019

06 décembre 2018

Mercredi 5 décembre.

Hier mardi pour le déjeuner, en plus de la salade habituelle, nous avons ouvert une grosse
boite de raviolis qui se sont avérés excellents.
Tout au long de l’après midi nous avons fait route sous génois seul. Le vent faiblit
légèrement, il est plein vent arrière et le génois bat en perdant de son efficacité. Nous nous
disons qu’il faudrait pouvoir à nouveau utiliser le spi afin d’améliorer les performances du
bateau.
Philippe propose un montage en utilisant l’étai largable sur lequel on viendrait frapper une
poulie, hissée à l’aide de la drisse de trinquette et dans laquelle on ferait passer une drisse
pour hisser le spi. Cela mérite d’être expérimenté et c’est ce que nous ferons demain compte
tenue de l’heure avancée dans l’après midi.
Nous recevons les positions des autres bateaux. Finalement, avec Same Same, nous ne serons
que deux bateaux à Grenade.
En se basant sur un nouveau grib, Paul infléchi la route vers le sud car le vent y souffle un peu
plus fort.
Après un dîner à base de soupe thaï, nous faisons route toute la nuit sous génois et à vitesse
modeste.

Mercredi 6 décembre.

Paul de quart à partir de 6h, décide aux premières lueurs du jour, étant donné la vitesse
relativement faible du bateau, de mettre la ligne de traine à l’eau en appliquant l’adage qui
dit : « seuls ont pris du poisson ceux qui ont mis les lignes à l’eau ». Il y a beaucoup de
sargasses et peu de temps après il constate que la ligne remonte avec un paquet d’algue qui y
est accroché. La ligne est remontée pour se débarrasser des algues et Paul constate alors qu’il
y a aussi un poisson au bout. Il est certes de taille modeste mais on ne va pas faire la fine
bouche pour une fois que l’on prend quelque chose.
A 8h30, après le petit déjeuner Paul lance le moteur car la vitesse est de plus en plus faible.
Après nos ablutions et après avoir vidé le poisson, nous décidons d’effectuer la manœuvre du
spi selon le mode opératoire préconisé par Philippe. Cela fonctionne et nous prenons une
vitesse de 6 nd ce qui permet de couper le moteur.
Ayant décidé de faire le poisson au four à midi, il sera accompagné de pommes de terre.
Bertrand se propose pour les éplucher. Il ne doit pas mettre souvent les pieds dans la cuisine
sauf pour déguster les bons petits plats d’Eliane car il découvre alors le terme « économe » et
l’ustensile qui y est associé. Muni de l’instrument ad hoc, il peut commencer le travail
d’épluchure sous les directives de Philippe qui veille à la qualité du travail. Il fait beau et avec
le spi en toile de fond Bertrand se dit qu’il y a pire comme corvée.
Paul au four pour le poisson et Philippe à la casserole pour les pommes de terre préparent le
déjeuner.
Juste avant d’enfourner les plats, la pompe du groupe d’eau se met à tourner dans le vide,
signe qu’il n’y a plus d’eau dans le réservoir avant. Nous passons sur réservoir arrière mais la
pompe est désamorcée et ne veut plus se mettre en pression. Après plusieurs tentatives
infructueuses de démontage et remontage des tuyaux d’alimentation pour essayer d’enlever
l’air de la pompe, Philippe a l’idée d’aspirer directement l’eau à partir du robinet de l’évier, ce qui marche.

D’habitude il préfère l’eau avec du pastis mais en l’occurrence il a réussi à remettre la pompe en route en supprimant ainsi la bulle d’air qui l’empêchait de fonctionner.

Cette situation n’est quand même pas satisfaisante. Il faudra encore changer des joints en
escale.
Après cet intermède nous reprenons les préparatifs du déjeuner qui s’avère être un succès.
Nous avançons bien toute l’après midi. A 15h nous avons changé d’heure et il est 14h à la
nouvelle heure. Nous sommes maintenant en TU moins 3 h, soit 4 h de moins qu’en France.
Au coucher du soleil nous amenons le spi et repassons avec le génois seul. Il y a de belles
couleurs au couchant.
Bertrand qui est en verve côté cuisine aujourd’hui a préparé une pissaladière, selon la recette
que Nathalie lui a donnée lors de notre dernière soirée à bord à Mindelo, pour le cocktail
dînatoire du passage sous les 600 Nq restantes. Paul a préparé des toasts au pâté Hénaff.
La nuit a été calme. Nous avançons régulièrement, toujours poussés par un Alizé régulier qui
souffle entre 15 et 18 nd.


Jeudi 6 décembre (suite)
Après le petit déjeuner, comme hier, le génois est rentré et le spi envoyé. Malheureusement
l’Alizé commence à faiblir et nous avançons un peu moins vite qu’hier.
Nous passons sous les 500 Nq restantes en fin de matinée. Nous pensons arriver lundi 10 au
matin. Cela correspond au planning initial et montre que l’on a du mal à faire une moyenne
supérieure à 6 nd.
Pour le déjeuner il reste encore du chou rouge et des tomates qui sont agrémentés d’une boite
de maïs. En plat principal, saucisses de Toulouse et lentilles en boite.

À suivre

 

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05 décembre 2018

Lundi 3 décembre

La nuit a été calme. Nous avons progressé avec un ris dans la grand voile et un petit morceau
de génois.
En fin de nuit le vent s’est un peu renforcé et la mer s’est creusée. Avec la grand voile, le
bateau a tendance à l’auloffée ce qui provoque des coups de roulis importants. Nous décidons
donc après le petit déjeuner de rentrer la grand voile et de poursuivre avec uniquement le
génois.
Avec un vent entre 20 et 25 nd cela nous donne une vitesse moyenne de 7 nd avec parfois des
pointes à 9/10 nd.
Les quelques nuages de l’aube ont laissé la place à un grand soleil. La mer est bleue mais
moutonneuse avec des creux importants. Comme dit Bertrand à bord c’est la lessiveuse.
Philippe se penche, au sens propre, sur le problème de la pompe d’alimentation du groupe
d’eau qui est légèrement fuyarde. Problème réglé très rapidement en changeant le joint torique
à la sortie de la pompe.
Après le café du milieu de matinée, Paul envoie le traditionnel Posit. En retour il reçoit des
nouvelles de Diadem par l’intermédiaire du PC Medatlan. Il semblerait que Diadem ait des
problèmes de moteur.
Philippe prépare le déjeuner pour une célébration spéciale, les 75 ans de Paul. Au menu,
confit de canard et pommes de terre sautées à la graisse de canard. Paul prépare toujours la
même salade. Nous avons encore un peu de frais.
A l’heure dite, nous commençons par un apéritif au champagne « Veuve Cliquot » du fiston
de Paul. Pour la circonstance, l’équipage a revêtu la tenue Medatlan.
Pour accompagner le confit de canard et les pommes de terre ce sera un château Phélan Ségur,
Saint Estèphe 2005. Excellent.
Ce fut un anniversaire dignement fêté.
Et pendant ce temps, Bellatrix poursuit sa route, à la vitesse moyenne de 7 nd, poussé par un
Alizé assez viril.
Nous recevons des nouvelles de Diadem par le PC Medatlan. Il fait route vers le Marin à la
Martinique à cause de ses problèmes de moteur. Nous ne le verrons donc pas à Grenade.
En début de soirée, nous passons sous les 900 Nq restantes. A cette allure nous pourrions
arriver dimanche 9 décembre.
Pas de dîner ce soir. Tout le monde se couche tôt sauf l’homme de quart.
Le vent continue à souffler. A minuit, lors de la relève de quart entre Philippe et Bertrand, le
génois est légèrement roulé car le vent monte jusqu’à 25 nd.Le bateau roule beaucoup et il n’est pas facile de dormir.

Mardi 4 décembre.

Toujours la même route vers Grenade.
En cours de nuit Paul a ressortit tout le génois. Nous avançons bien mais avec des périodes de
roulis important. Le sommeil en est perturbé.
Beau soleil ce matin, la mer est toujours aussi moutonneuse et nous avançons vers notre
destination.
A 12 h TU il nous reste 800 Nq à faire. Et nous avons effectué 165 Nq en 24h.

A suivre.

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03 décembre 2018

Samedi 1 er décembre J 7

Hier après midi, le vent n’a pas été très vaillant. Il reste plein arrière ce qui rend illusoire
l’usage de la grand voile avec le génois. Il faut donc se contenter de ce dernier et la vitesse
finale s’en ressent.
Un petit coup de moteur avant la nuit pour recharger les batteries nous permet d’avancer un
peu plus vite mais cela n’a qu’un temps.
La nuit a été calme. A partir de deux heures du matin, le vent a repris un peu de force ce qui
nous permet d’avancer un peu plus vite.
Au petit matin du 1 er décembre, le ciel est un peu couvert et une ondée vient humidifier le
pont. Cela ne dure pas.
Dans la matinée nous effectuons l’opération de transfert dans le réservoir avant de 65 litres à
partir des bidons d’eau en réserve. Cela nous permet de ne pas trop nous limiter sur l’emploi
de l’eau douce. Cela n’empêche pas de continuer à faire la vaisselle à l’eau de mer.
Nous avons effectué 136 Nq dans les dernières 24h.
Après le déjeuner, comme le vent diminue un peu, nous décidons de hisser la grand voile.
Cela nous permet d’aller un peu plus vite mais en contrepartie nous sommes obligés
d’infléchir notre route vers le nord. Plus tard il faudra changer d’amure pour revenir vers le
sud.
En soirée nous dînons d’une soupe de poisson en boîte. A propos de poisson, découragés par
le peu de succès de nos lignes nous ne les avons pas mises à l’eau.

2 décembre.

Notre route nous conduisant plus au nord que prévu, à 6h30, il faut changer d’amure et
prendre un cap vers le sud ouest.
Les nuages du matin se dissipent rapidement pour laisser la place à un grand ciel bleu qui
donne à la mer une coloration bleu foncé typique des mers du sud. Une belle houle nous
remonte en soulevant le bateau régulièrement.
La veste de quart commence à être trop chaude pour les quarts de nuit. De jour c’est short et
polo voire torse nu pour certain mais pas pour les repas selon les prescriptions du skipper.
Nous avons parcouru 140 Nq dans les dernières 24h. Sans tangon ni spi nous ne pouvons pas
espérer faire beaucoup mieux. Nous nous en contenterons.
Juste avant le déjeuner nous passons sous les 1100 Nq restantes. Dans 40 Nq nous serons à
mi-parcours.
A 11h30, nous changeons à nouveau de bord pour reprendre une route plus directe.
Pour le déjeuner, salade composée avec du thon en boîte et du riz.
Tout va bien à bord.

À suivre

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30 novembre 2018

Jeudi 29 novembre J 5

Hier mercredi dans la matinée nous avons poursuivi notre route avec un vent toujours assez
régulier.
Pour déjeuner Paul a préparé le poulet, cuisiné l’avant-veille, avec des pommes de terre de
manière à faire une sorte de ragout qui a été apprécié.
Après le déjeuner nous avons établi le spi à tribord en conservant le génois à bâbord. Cela
nous permet de gagner un peu en vitesse.
Nous le gardons jusqu’au coucher du soleil.
Toute la nuit le vent s’est maintenu autour de 20 nd, ce qui nous permet d’avancer avec une
vitesse moyenne légèrement supérieure à 6 nd. Avec ce vent plus soutenu la mer s’est un peu
creusée et de temps en temps une lame un peu plus grosse vient escalader la hanche tribord
arrière du bateau et le couche partiellement sur bâbord. Un grand vacarme retentit alors à
l’intérieur du bateau et il faut ensuite remettre en place ce qui est tombé, heureusement sans
casse jusqu’à présent.
Dans ses rêves Philippe a imaginé une configuration de voiles inédite. Après discussion nous
décidons de la tester. Il s’agit de mettre le spi avec le grand voile arisée.
A 10h45, le génois est roulé, le moteur démarré pour venir face au vent et hisser la grand
voile avec ses deux ris. Nous revenons en suite à la route pour envoyer le spi.
Finalement cette configuration marche mieux qu’avec le génois car le spi, plus sur l’avant de
la GV est moins déventé.
Le bateau bondit et nous prenons une vitesse voisine de 8 nd. Sur des moments de surf la
vitesse monte au dessus de 10 nd pour atteindre un record de 12 nd.
Paul expédie ensuite le point de 12h TU. Nous avons fait 156 nq en 24h.
Pour le déjeuner, salade composée habituelle avec pour la première fois du choux rouge
acheté à Mindelo qui fera encore plusieurs jours avec la salade iceberg et les tomates. En plat
de résistance, saucisses de Mindelo, genre merguez et purée.
Pour utiliser les bananes qui mûrissent trop vite, Bertrand nous fait une salade de fruit avec
également une poire et des pommes, le tout généreusement parfumé au rhum de la
Martinique.
Notre bateau continue à caracoler sur la houle.
Changement d’heure, à 15h nous retardons les montres d’une heure. Nous avons maintenant
trois heures de décalage avec la France.
Nous avançons à allure soutenue toute l’après midi. Le seul inconvénient est le couinement de
la drisse de spi qui doit frotter quelque part en haut du mât. Ce couinement lancinant finit par
ressembler à un supplice chinois.
Au coucher du soleil, après avoir lancé le moteur, le spi est rentré et le génois redéployé.
L’examen de la drisse confirme ce que l’on craignait. Elle est bien abimée.
Nous restons au moteur pendant deux heures de manière à bien recharger les batteries pour la
nuit.
Dîner : omelette au lard préparée par Philippe.

Vendredi 30 novembre J 6
La nuit a été calme. Nous avons avancé tranquillement et nous sommes passés sous les
1400Nq restantes.
Avec le lever du soleil le vent se renforce un peu et passe à l’Est. Après le petit déjeuner et
analyse de la situation, nous décidons d’envoyer le spi après avoir coupé le bout de la drisse
usée.
L’envoi de la voile se passe bien mais cela ne dure pas. Le nœud de tête de mât n’a pas tenu et
le spi tombe à l’eau. Heureusement rien ne se prend dans les hélices qui ont été mises au point
mort aussitôt.
Après avoir remonté le tout à bord et passé un moment de déception, le spi est renvoyé avec la
drisse de trinquette. L’opération se passe bien. Cependant il y a toujours le même couinement
et l’on peut craindre que la drisse de trinquette subisse le même sort que celle de spi. Par
ailleurs pour garder le spi convenablement gonflé il faut faire une route qui nous éloigne de
notre route programmée. De plus le vent est un peu trop fort. Il faut dons amener le spi après
l’avoir fait sécher.
Nous repassons alors avec le génois. Il est peu probable que l’on puisse à nouveau utiliser le
spi.
Le message de position de 12 TU est envoyé à 10h. Il fait grand beau. La mer est d’un bleu
profond avec une longue houle.
Nous avons fait 162 Nq en 24h. Nous pourrions arriver à Grenade le dimanche 9 décembre.
Pour le déjeuner Paul réchauffe le poulet en sauce curry, préparé il y a quatre jours, avec du
riz et une salade composée : salade iceberg, tomate, choux et oignon rouges, avocat, œuf dur.
Pendant le repas, une voile sort de l’horizon à l’Est. Aussitôt une question se pose : est-ce un
Anglais ? Faut-il rappeler au poste de combat et préparer les canons ?
Cela pourrait aussi être Diadem. Un examen aux jumelles laisse penser que ce n’est pas le cas.
Paul appelle sur VHF canal 16. Le voilier répond, il s’avère que c’est un danois qui se rend à
la Barbade en venant des Canaries. Il remonte avec une route plus au nord que la notre et
disparait à l’horizon quelque temps après.
Nous poursuivons notre route calmement. Nous avons effectué 800 Nq depuis notre départ.

À suivre

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Dimanche 25 novembre J 1.

Le vent a encore ronflé très fort cette nuit et le bateau a dansé sur ses amarres perturbant le
sommeil de l’équipage.
Paul, le matin à 6h30, va chercher du pain. Il n’a malheureusement plus assez d’escudos pour
en acheter une petite réserve. Il y retourne à 7h30 avec Alain qui lui fait l’aumône de 200
Escudos (2 €) ce qui lui permet d’acheter deux pains supplémentaires.
Petit déjeuner à l’extérieur mais il fait frais avec le vent. Ensuite dernier plein d’eau. Paul et
Philippe vont prendre un café au Mamma Mia et également pour prendre et envoyer les
derniers messages et récupérer les derniers fichiers météo.
En rentrant vers la Marina, Paul distribue ses derniers Escudos en pièces aux nécessiteux qui
déambulent à proximité des cafés et du môle de la Marina en espérant une pièce de la part des
navigateurs. L’un deux remercie Paul avec sympathie.
Christian, le skipper de Diadem se débat pour essayer de configurer son téléphone Iridium
avant l’appareillage. Nous attendons qu’il y arrive.
Finalement nous larguons les amarres à 11h15 et nous appareillons à trois bateaux : Bellatrix,
Diadem et Same Same. Embellie appareillera en début d’après midi et Pantaï demain.
A la sortie du port, nous établissons la grand voile avec deux ris car cela souffle bien ainsi que
trois quart de génois.
Dans le passage entre les îles de Sao Vicente et de Sao Antao il y a un venturi et le vent monte
jusqu’à 32 nd. Nous avançons bien et nous sommes au cap pour Grenade qui est à 2160 Nq.
Same Same qui est plus rapide que nous, nous remonte et nous prenons des photos.
Paul prépare une salade tomate pommes de terre avec du thon frais acheté hier. Il faut faire
attention aux couverts et assiettes car cela bouge bien.
Après avoir doublé le sud de Sao Antoa nous sommes complètement déventés par l’île. La
vitesse chute et le vent vient de toutes les directions. A 16h nous décidons de passer au
moteur pour sortir au plus vite de cette zone. A 18h le vent passe au Nord Est et monte à
15/20 nd. Le génois peut être sorti et le moteur coupé.
Au dîner soupe de poule pour Bertrand et Paul. Philippe qui n’est pas très bien s’abstient.

Lundi 26 novembre J2

La nuit n’a pas été de tout repos. Le vent a soufflé régulièrement entre 20 et 25 nd. Nous
sommes sous génois et nous avançons bien. Malheureusement avec la houle de l’arrière le
bateau roule bord sur bord et il n’est pas possible de trouver le sommeil. Pour l’homme de
quart il faut faire attention aux déferlantes qui viennent parfois arroser le cockpit par l’arrière.
C’est ainsi que Philippe à la relève de quart de minuit s’est trouvé trempé.
Au petit matin Paul est de quart au lever du soleil. Les autres essayent de prolonger la nuit
malgré les mouvements du bateau toujours aussi désordonnés.
Avec le jour il est possible de mieux voir l’amplitude de la houle qui a entre 4 et 5 mètres de
creux.

En milieu de matinée après avoir expédié le message de position de 12h TU (nous avons fait
157 Nq durant les dernières 24 heures), Paul s’attaque à la cuisine. Il prépare le poulet acheté
à Mindelo et après cuisson en sauce au curry, il le met au frigidaire pour les jours suivants.
Au déjeuner salade habituelle avec du riz et le thon de Mindelo. Philippe toujours un peu
patraque se contente d’un peu de riz tandis que les deux autres se partagent sa part.
L’après midi se poursuit tranquillement. Le vent ayant un peu baissé et la mer s’étant un peu
calmée, l’équipage peut se reposer.
Nous sommes rattrapés par un catamaran.
Coucher du soleil à 18h15. Le temps est un peut nuageux donc pas de couleurs flamboyantes.
Philippe est de quart et les autres vont se coucher pour se reposer en vue des quarts de nuit.


Mardi 27 novembre. J 3
Nuit calme. Le vent est un peu moins fort que la nuit précédente avec une moyenne de 15 nd.
Nous continuons à avancer tranquillement avec le génois.
En milieu de matinée nous hissons la grand voile. Nous gagnons un peu de vitesse mais cela
n’a rien de spectaculaire.
A 11h30 nous avons fait 150 Nq dans les dernières 24h.
Pour le déjeuner toujours une salade composée et pour varier le thon, Paul le fait en papillote
servi avec des spaghettis à la sauce tomate. L’avantage est qu’il n’y a pas de poêle à nettoyer
ensuite.
A l’issue du déjeuner, la grand voile est abaissée car elle dévente le génois.
Nous poursuivons notre route tranquillement. La mer est un peu plus calme.
Au coucher du soleil, toujours un peu nuageux, nous prenons un pot avant de dîner d’une
soupe thaï, à l’intérieur car il ne fait pas très chaud dehors. La nuit, pour les quarts, c’est
pantalon et blouson de mer.


Mercredi 28 novembre J4
Nous poursuivons notre route. Le vent faiblit légèrement et notre vitesse s’en ressent.
C’est le grand vide autour de nous. Nous sommes seuls au monde.
La nuit quelques poissons volants viennent terminer leur course sur le pont du bateau. S’ils
atterrissent dans le cockpit, l’homme de quart peut les récupérer et leur sauver la vie en les
rejetant à l’eau. Sinon on les découvre le matin, raides comme des passe lacets.
A l’Est, en fin de nuit, Vénus resplendit de tout son éclat d’astre le plus brillant du ciel.
L’étoile du berger annonce l’aube, qui ne va pas tarder à éclaircir le ciel, et ensuite le lever du
soleil.
Nous avons effectué 148 Nq dans les dernières 24h. Nous sommes toujours sur le PIM à 6 nd
qui nous fait arriver à Grenade le 10 décembre. A confirmer au fur et à mesure de notre
avance.

À suivre

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27 novembre 2018

Samedi 24 novembre.

À l’issue de la journée nous nous sommes retrouvés sur Bellatrix pour un dernier pot avant
l’appareillage de demain. Beaucoup sont venus avec des polaires car avec le vent qui souffle
en rafales proche de la tempête, il ne fait pas très chaud.
Nous essayons de commencer notre apéritif dans le cockpit extérieur mais petit à petit tout le
monde reflue vers l’intérieur et nous finissons tous entassés dans le carré dans une ambiance
chaleureuse alimentée par le ti-punch élaboré par Paul au début qui passe rapidement le relai à
Jules qui est devenu un expert en la matière.
Les conversations vont bon train, chacun échange ses expériences de traversée ou de
participation à des opérations humanitaires. Les avis sont partagés, les opinions sont parfois
opposées mais l’amitié transcende les différences.
Tout le monde trouve que le carré de Bellatrix est agréable avec un petit caractère ancien, ce
qui est vrai.
Alain et son épaule abimée profitent du diagnostic de Pierre qui vient d’arriver sur Diadem. Il
faudrait immobiliser le bras. Cela sera fait demain lors d’une consultation à bord de Diadem
avant l’appareillage.
Embellie appareillera dimanche après midi. Pantaï lundi dans la journée.
Bellatrix, Diadem et Same Same devraient appareiller en fin de matinée.

 

1 Alain l'ancien et Pierre de Diadem

Alain l'ancien et Pierre de Diadem.

2 Damien de Pantaï, Jules et Luc d'Embellie, Eric de Same Same et Candice de Pantaï

Damien de Pantaï, Jules et Luc d'Embellie, Eric de Same Same et Candice de Pantaï.

3 Patrice, Marie Candice et Nathalie

Patrice, Marie Candice et Nathalie.

4 Patrice, Alain, Paul, Damien, Marie, Eric et Nathalie

Patrice, Alain, Paul, Damien, Marie, Eric et Nathalie.

5 Petit quart d'heure musique

Petit quart d'heure musique.

 

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Mercredi 21 novembre.

Matinée consacrée au nettoyage du bateau qui en a bien besoin.

1 Lavage du pont

Lavage du pont.

Bertrand et Paul vont ensuite porter du linge à laver dans une laverie.
Ils font ensuite quelques courses pour le déjeuner, salade verte et tomates achetées aux petits
vendeurs de rue puis thon au marché au poisson toujours aussi coloré.

2 Marché au poisson

Marché au poisson.

Retour à bord. L’ARC appareille et cela fait un grand vide dans la Marina.
Paul prépare le repas, salade composée et thon. Philippe aidé de Bertrand arrive au bout du
cubitainer de 10 litres de Côtes du Rhône choisi par Régis avant le départ de Toulon.
Au moment du café nous voyons passer sur le ponton, la jeune danoise que nous avions vu au
mouillage de Santa Luzia. Nous lui proposons de se joindre à nous, ce qu’elle accepte. Au
cours de la discussion elle nous confesse que cela ne se passe pas très bien pour elle sur le
bateau danois avec ses quatre coéquipiers qui semblent l’avoir prise en grippe. Elle cherche
donc un autre embarquement pour traverser l’Atlantique. Bertrand, avec la sagesse du grand
ancien, lui explique que son skipper a des responsabilités vis-à-vis d’elle et que s’il y a
vraiment des problèmes elle doit lui en parler en priorité. Si cela ne se passe pas bien, elle a
toujours ses parents avec lesquels elle s’entend toujours bien ayant quelques ressources
d’après ce que nous avons compris qui peuvent lui payer son voyage retour. Elle nous quitte
un peu rassérénée. Nous souhaitons que cela se passe bien pour cette jeune fille de 19 ans un
peu perdue.
La suite de l’après midi est consacrée principalement aux activités Internet.
Embellie arrive dans l’après midi et Pantaï en début de soirée.
Tout le monde se retrouve pour un apéritif Medatlan sur Diadem, le seul bateau assez
spacieux pour accueillir tous le monde. Paul qui a acheté des citrons verts au mercado
municipal l’après midi fait le service du ti-punch, bientôt relayé par Jules qui apprend vite.

3 Pot Medatlan sur Diadem

Pot Medatlan sur Diadem.

Certains vont dîner en ville ensuite et jouent ensuite les prolongations jusque tard dans la nuit.

 

Jeudi 23 septembre.

La nuit a été calme. Paul va faire un tour dès 7 h du matin. La ville s’anime, les habitants vont
au travail, les jeunes vont à l’école, les petits commerces se mettent en place. Paul constate
que la ville est plus propre que lors de son précédent passage en 2011. Sur une place il
découvre des azuléjos retraçant une partie de l’histoire de la vielle. La rade est plus belle car
elle a été débarrassée de toutes les épaves rouillées qui s’y trouvaient.

4 minelo au petit matin

Minelo au petit matin.

5 Azuleijos racontant l'histoire de la ville

Azuleijos racontant l'histoire de la ville.

6 Le port audébut du siècle dernier

Le port audébut du  siècle dernier.

7 Scènes de la vie ancienne

Scènes de la vie ancienne.

8 L'ancien port vue de la mer

L'ancien port vue de la mer.

9 Arrivage de poissons

Arrivage de poissons.

10 Les rues sont propres et balayées

Les rues sont propres et balayées.

11 Facades colorées

Facades colorées.

12 La rade au lever du soleil

La rade au lever du soleil.

12 La rade encore

La rade encore.

Au passage dans un marché de légumes, il achète des citrons et ce qu’il croit être des
échalotes mais qui s’avèrent être des petits oignons.
Retour à bord pour le petit déjeuner.
Dans la matinée, l’équipage de Diadem, Erich, Richard, Jean-Jacques et Christian viennent
nous dire au revoir car ils rentrent au bercail, la relève étant prise par un autre équipage.

13 Départ équipage de Diadem

Départ équipage de Diadem.

A l’issue nous allons faire la corvée d’eau et nous ramenons 70 litres d’eau potable pour notre traversée.

Sur le ponton, Paul rencontre Roberto, l’homme à tout faire au service des bateaux. C’est une
vieille connaissance car il avait travaillé pour nettoyer la coque d’Hiva Oa il y a sept ans.
Déjeuner identique à celui d’hier : thon et salade.
Après une petite pause, Paul et Philippe vont faire les courses d’épicerie tandis que Bertrand
va écouter le briefing d’Alain sur Embellie pour la phase Haïti, Cuba.
Les trois équipiers se retrouvent ensuite au café Mamma Mia pour la séance Internet.
Retour à bord après un nouveau petit tour de ville pour repérer encore quelques magasins.
Nous ressortons ensuite pour aller dîner à la Pergola qui jouxte l’Alliance Française non sans
être passé au préalable par l’exposition des ex-voto porté sur les épaules lors des cérémonies
que Bertrand a voulu montrer à Paul afin qu’il ne reste par à l’écart de la culture locale.

14 Paul et les ex voto

Paul et les ex voto.

Au restaurant, ambiance sympathique avec deux musiciens : un guitariste et un saxo. Les plats
sont excellents.

Vendredi 23 novembre.

La nuit n’a pas été aussi calme que la précédente. Le vent a ronflé toute la nuit avec des
rafales qui faisaient danser le bateau sur ses amarres. Pas facile de trouver le sommeil dans ses
conditions.
A 9h les équipages des bateaux se retrouvent devant la Marina pour le départ en excursion
organisée par Eric le copain d’Hubert qui l’avait connu en 2011. Certains ont la tête des
mauvais jours car l’heure est un peu matinale pour eux.
Nous nous dirigeons vers le sud de l’île. Arrêt à San Pedro près d’une très belle plage et
marche vers le phare d’Amélia.
Excellent pour réveiller tout le monde et dérouiller un peu les muscles. Belle vue sur la plage
et le détroit entre Sao Vicente et San Antoa.

15 Le phare à la pointe ouest de Sao Vicente

Le phare à la pointe ouest de Sao Vicente.

 

16 La route est longue sur le sentier taillé dans le ballast

La route est longue sur le sentier taillé dans le ballast.

17 Plage de San Pedro

Plage de San Pedro.

Nous retrouvons le bus pour nous diriger vers la partie Est de l’île en passant par une vallée
assez verdoyantes avec de cultures maraîchères. C’est le seul endroit de l’île où il y a
possibilité de puiser de l’eau dans une nappe phréatique sinon il n’y a pas d’eau. L’eau est
fournie pas une usine de désalinisation de l’eau de mer.

18 Vallée au centre de l'île

Vallée au centre de l'île.

Arrivés au bout de l’île à Calhau, nous faisons une nouvelle marche entre deux volcans pour
arriver à une très belle plage où déferlent les rouleaux.

19 Arrivée à Calhau

Arrivée à Calhau.

20 Début d'scalade du volcan

Début d'escalade du volcan.

21 Groupir au pied du volcan

Groupir au pied du volcan.

21bis Nouveau groupir devant la plage

Groupir au pied du volcan.

22 Arrivée sur la plage

Arrivée sur la plage.

24 Déferlantes sur la plage

Déferlantes sur la plage.

Cap ensuite vers Baia das Gatas pour le déjeuner en passant auparavant à un point de vue pour
contempler la côte et ses plages.

25 Vue de la côte au vent

Vue de la côte au vent.

Déjeuner agréable dans un petit restaurant au sein d’un village de pêcheurs. Repas très
copieux.
Après cette pause nous poursuivons vers Salamansa qui est la plage avec un spot de kite surf
réputé.

26 Village de pêcheurs de Baia das Gatas

Village de pêcheurs de Baia das Gatas.

27 Site de Kite surf

Site de Kite surf.

Quelques gamins proposent de coquillages en espérant glaner quels escudos. Paul leur
échange des escudos contre des pièces d’euros qu’ils ont grappillées auprès de touristes
européens et dont ils n’ont pas l’usage.

28 Petits vendeurs

Petits vendeurs.

Nous terminons l’excursion par le Monte Verde qui domine de ses 760 mètres la ville de
Mindelo. D’en haut, où il ne fait pas chaud avec le vent, on peut voir que la baie de Mindelo
est le fond d’un cratère qui s’est effondré en partie dans la mer.

29 La rade de Mindelo ancienne caldeira

La rade de Mindelo ancienne caldeira.


Retour à la Marina ensuite. Petite séance Internet.
Paul reste à bord pour mettre à jour le blog. Bertrand et Philippe vont dîner à terre.

Samedi 24 novembre.

Encore une nuit un peu agitée avec du vent.
A six heures, Paul va faire un petit jogging à l’aube en se dirigeant vers la plage qui est bien
aménagée et déjà bien fréquentée par des jeunes qui se baignent ou font des exercices de
gonflette avec les agrès qui sont à leur disposition.
Retour à bord après être passé chercher du pain pour le petit déjeuner.
Après le petit déjeuner nous faisons le plein d’eau, celui des réservoirs du bateau et celui des
bidons que nous avons en plus.
Ensuite c’est parti pour les courses de frais, légumes, fruits et autres. C’est l’occasion de se
replonger dans la couleur des produits offert par les vendeuses du marché.
Petit tour au marché de poisson pour acheter un bon morceau de thon en attendant de pêcher
les nôtres (on peut rêver !).

30 Vendeuse de poisson avec le morceau que l'on vient de lui acheter

Vendeuse de poisson avec le morceau que l'on vient de lui acheter.

31 Vendeurs de poissons sur la plage

Vendeurs de poissons sur la plage.

Retour à bord pour le rangement.
Et c’est reparti pour un dernier tour de Mercado pour les derniers vivres qui nous manquent.
Cette fois nous devrions avoir fait le plein. Nous pouvons aller déjeuner au Nautilus, l’ancien
Clube Nautico. Nous attaquons avec une Caipirinia bien méritée avant le plat principal. Sur la
photo on peut constater que les « gilets jaunes » sont parvenus jusqu’au Cap Vert.

32 Déjener au Clube Nautico

Déjeuner au Clube Nautico.

A l’issue Paul se lance à la recherche d’un coiffeur et Philippe d’un rapala. Ils finissent par
trouver l’un et l’autre. Chez le coiffeur les « gilets jaunes » sont encore là.

33 Paul chez le coiffeur

Paul chez le coiffeur.

34 Philippe et le rapala magique

Philippe et le rapala magique.

Ensuite envoi du blog au café habituel.
En soirée pot de départ sur Bellatrix avant l’appareillage demain pour la grande traversée.

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23 novembre 2018

Lundi 19 novembre J 31

Le samedi 17 novembre, après notre séance Internet au café del Porto nous avons regagné le
bord et pris les dispositions préparatoires à l’appareillage.
A 17h30 après avoir remonté le zodiac nous avons viré la chaine et une fois l’ancre à poste,
cap pour vers notre prochaine étape, l’île de Sao Nicolau.
La grand voile hissée avec un ris et le génois déroulé nous avançons à bonne vitesse, propulsé
par un vent d’une quinzaine de nœud du nord est. La mer n’est pas trop formée, la nuit
s’annonce calme.
Un peu avant minuit, afin de ne pas arriver de nuit au mouillage prévu à Tarrafal, Paul roule
une partie du génois pour réduire la vitesse (un comble).
Au matin du dimanche 18 novembre, le soleil en se levant éclaire l’île de Sao Nicolau qui
nous semble aussi dénudée que les précédentes. Pourtant les documents nautiques signalent
que cette île, du fait de sa montagne élevée (1300m), bénéficie par endroit de végétation grâce
aux précipitations provoquées par la détente adiabatique de l’air humide poussé par les vents
de nord-est provenant de l’océan.

1 Arrivée à Sao Nicolau
Arrivée à Sao Nicolau

Nous mouillons à 10h dans la baie de Tarrafal. Joli mouillage pas trop encombré et qui

semble calme et sans trop de houle. Tout ce qui peut plaire à Paul. Nous mouillons à côté de
Breeze, un bateau américain à côté duquel nous étions déjà à Palmeira.
Peu après le zodiac est mis à l’eau et nous nous dirigeons vers le quai où un groupe de jeunes
nous attendent pour garder le zodiac.
Après un passage rapide dans un mercado tenu comme tous les autres au Cap Vert par des
chinois, nous faisons notre petit tour de ville. Tout est calme en cette matinée de dimanche.
Nous pouvons noter que des constructions pour accueillir des touristes sont en construction
mais de manière un peu anarchique. Pour l’instant la foule n’est pas encore arrivée. La plage
est de sable noir et son environnement demanderait à être un peu aménagé pour la rendre plus
attrayante.

2 La ville de Tarrafal

La ville de Tarrafal

 

3 la plage de Tarrafal

La plage de Tarrafal

Notre promenade nous conduit vers l’église où se déroule la messe. Nous allons jeter un coup
d’œil. L’église est pleine et résonne des chants entonnés à pleine voix par l’assistante.
Gentiment on nous propose d’entrer et on nous trouve même des chaises car il n’y a plus de
place sur les bancs.
Nous sommes arrivés juste avant l’élévation et Bertrand et Philippe pourront se sanctifier en
communiant comme de nombreux paroissiens tandis que Paul le mécréant s’abstient.

5 1 Messe à Tarrafal

Messe à Tarrafal

5 Communion de Bertrand

 

Communion de Bertrand

6 Communion de Philippe

Communion de Philippe

À l’issue nous somme rentrés à bord sans oublier de donner une pièce au gardien du zodiac.

Nous déjeunons du classique thon à la poêle de Philippe accompagné de la salade composée
de Paul.
Pas le temps de faire la sieste et nous revoilà repartis vers la terre à la recherche d’un Aluguer.
Les transports en commun semblent être peu nombreux en ce dimanche après midi.
L’un d’eux finit par passer et nous nous joignons aux autres passagers. Nous essayons de lui
demander s’il va au village accroché à la montagne que nous avons aperçu ce matin en
arrivant. L’échange linguistique est un peu difficile mais nous finissons par comprendre que
l’accès se fait par une piste qu’il ne peut pas emprunter et de toute manière ce n’est pas sa
route puisqu’il va à la capitale Ribeira Brava. Bertrand qui a son petit guide datant d’un
voyage précédent au Cap Vert nous dit que la ville mérite une visite et donc nous poursuivons
avec notre chauffeur qui nous conduit de main de maître à l’escalade de la route qui serpente
vers un col d’où nous découvrons la face nord de l’île qui est effectivement verdoyante avec
des cultures vivrières et de maïs et également des papayers et quelques manguiers. En contre
partie nous sommes partiellement dans les nuages.
Nous apercevons également au fond de la vallée la ville de Ribeira Brava. On s’interroge sur
les raisons qui ont poussé les habitants de l’île à bâtir leur capitale dans cette vallée isolée et
loin de la mer. En fait c’est pour qu’elle ne soit pas vue de la mer afin d’échapper aux pirates.
Un grand classique.
La descente est tout aussi impressionnante avec des vues sur la côte nord où viennent déferler
des vagues à faire rêver des surfeurs.

7 Ribeira Brava vue du col

 

Ribeira Brava vue du col

8 Vallée verdoyante

 

Vallée verdoyante

9 La houle du nord est

La houle du nord est

Une fois arrivés à Ribeira Brava, nous convenons de retrouver notre chauffeur dans trois quart
d’heure.
Philippe en bon samaritain se précipite pour aider un vieux monsieur qui était dans le minibus
avec nous et qui s’est étalé au milieu de la place pavée. Il semble souffrir d’un handicap
moteur important. D’autres personnes viennent se joindre à Philippe et prennent en charge
leur concitoyen.

10 L'infirme après avoir été relevé par Philippe

L'infirme après avoir été relevé par Philippe

La capitale est paisible et bien calme en ce dimanche après midi. On note un certain effort
d’entretien des maisons et des espaces publics mais il y a parfois des ruines abandonnées à
leur sort.
Philippe, qui aime le contact avec la population locale et qui souhaite pratiquer son portugais,
essaye d’engager la conversation avec une petite vieille mais le dialogue est difficile.

11 Dialogue avec la population

Dialogue avec la population

12 petite place

Petite place

Nous retrouvons notre chauffeur qui nous fait attendre pour deux clients qui sortent d’un bar
après avoir assisté à un match de foot local. Olfactivement parlant le rhum devait couler à
flots dans le bar car un l’odeur du breuvage se répand dans le véhicule. Cependant les deux
rastas sont parfaitement corrects.

Nous repartons à l’escalade de la montagne et récupérant au passage d’autres voyageurs dont
une petite famille avec une mère et son nourrisson dans les bras qui avait du mal à se détacher
des lèvres de son mari restant sur place.
Nous arrivons à Tarrafal à 18h, le soleil est couché.
La quête au bar avec Internet commence. Paul n’arrive pas à se connecter, en revanche cela
fonctionne pour Bertrand et Philippe.
Nous décidons de dîner au restaurant qui est juste à côté du bar. Il ne paye pas de mine, il n’y
a personne. La patronne et sa fille nous accueille. Elles ne parlent que portugais mais nous
sommes maintenant bilingues et nous commandons du poisson. Elle n’a pas de thon, cela
tombe bien car nous en avons eu suffisamment. Ce sera donc du garoupa servi avec du riz, les
légumes et des papas fritas comme d’habitude, le tout arrosé d’un vino verdhe.
A la in du repas, qui voyons nous arriver ? L’équipage d’Embellie qui vient de mouiller et qui
débarque en force avec un couple qui est sur un autre bateau.
Aussitôt cela rempli le restaurant et le niveau sonore augmente sensiblement.
Alain a le bras en écharpe car il est tombé à la renverse en faisant la cuisine à bord.
Heureusement il a deux femmes à son bord pour le dorloter. Ils sont enchantés de l’escale
qu’ils viennent de faire à Carrical à l’est de l’île.

13 Alain le bras en écharpe

 

Alain le bras en écharpe

14 Joyeuse ambiance

Joyeuse ambiance

Nous bavardons avec eux jusqu’à 21h avant de rentrer à bord. Notre gardien de zodiac est
bien présent.
Des indélicats ont déposé sur la plage arrière un gros sac poubelle. Après réflexion et enquête
le lendemain il est probable que ce soit les jeunes d’Embellie qui nous aient fait cette
plaisanterie de mauvais goût.

 

Lundi 19 novembre.

La nuit a été calme et nous avons pu nous reposer.
Après le petit déjeuner nous appareillons à 9h. Il fait beau, la mer est calme. Nous passons le
long d’Embellie pour les saluer, sans rancune pour la mauvaise blague.

15 Salut à Embellie

Salut à Embellie

Cap du l’île de Santa Luzia.
A dix heures nous pouvons établir les voiles et couper le moteur.
Les lignes sont mises à l’eau mais après une heure Paul remonte le rapala de la canne car les
oiseaux de mer s’y intéressent de trop près.
A midi, le vent étant tombé nous repassons au moteur. Paul prépare le déjeuner, pâtes sauce
tomate avec des sardines à l’huile et une salade de tomates. Il n’a pas été possible de trouver
de la salade verte.
Nous mouillons à 14 heures, dans la baie de Praia do Palmo a Tostao près du rocher Ilhéu
Zinno qui est un spot de plongée excellent d’après Alain d’Embellie qui connait le Cap Vert
comme sa poche. Il y a un autre voilier mouillé un peu plus loin.

La plage est déserte comme l’île. On distingue cependant au sud est de la baie quelques
cabanes de pêcheurs.

16 Arrivée à Santa Luzia

Arrivée à Santa Luzia

Nous mettons le zodiac à l’eau et aussitôt Philippe qui ne tient pas en place décide
imprudemment d’aller seul sur la plage. Paul tout aussi imprudemment le laisse partir.
Paul et Bertrand vaquent à de menues occupations et voient s’approcher une embarcation de
pêcheurs. Ils reviennent de pêche et nous proposent du poisson. Ils ont de beaux Garoupa bien
tentants comme ceux que nous avons mangés hier. Malheureusement ils nous demandent un
prix qui nous semble élevé et de plus nous nous disons que nous ne saurons pas trop quoi faire
de tout le poisson proposé. Pour nous faire pardonner de ne leur avoir rien pris nous leur
offrons de la bière.

17 Pêcheurs

 

Pêcheurs

18 Pêcheurs devant Santa Luzia

Pêcheurs devant Santa Luzia

Quelque temps après Bertrand qui surveille Philippe de loin constate que ce dernier semble
avoir du mal à repartir à cause des rouleaux qui viennent déferler sur la plage. Au bout d’un
certain temps, constatant qu’il est toujours en difficulté Paul se demande avec Bertrand
comment lui venir en aide. La seule solution semble être d’appeler à la radio le voilier voisin
pour lui demander s’il ne peut pas venir nous prendre avec son zodiac pour rejoindre Philippe.
A peine avoir formulé cette possibilité, nous voyons se détacher leur zodiac qui se dirige vers
nous. Ce sont quatre chics jeunes qui nous disent avoir observé que Philippe était en difficulté
comme d’autres personnes ce matin qui avaient été aidés par les Gardes Côtes Cap Verdiens.
Ils se proposent de s’approcher de Philippe et de lui passer un bout pour l’aider à franchir la
barre. Le temps d’arriver à proximité de Philippe celui-ci a enfin franchit la barre. Le moteur
ne fonctionne plus et il commence à revenir à l’aviron. Trop fier pour accepter l’aide des
jeunes il rentre à bord un peu fatigué.
Nous proposons à l’équipe de jeunes de venir à bord pour l’apéritif du soir.
Philippe se lance aussitôt dans le nettoyage du zodiac qui est plein de sable ainsi que dans
celui du moteur qui est plein de sable.

19 retour de plage et nettoyage moteur

Retour de plage et nettoyage moteur

Après avoir rincé le moteur nous le montons dans le cockpit afin de démonter le carburateur
et de le rincer. Nous rinçons également le cylindre avec la poire à oreilles de Philippe, une
première mondiale.
Cela nous prend une bonne partie de l’après midi et la plongée aux abords de l’îlot est passée
aux oubliettes.
Finalement après avoir tout remonté, un test de démarrage s’avère concluant. Le moteur est
remis en place sur le zodiac et un essai complet est effectué avec Bertrand, pilote d’essais et
spécialiste des embarcations des fusiliers commandos. L’essai s’avère satisfaisant au grand
soulagement de Philippe et aussi du skipper. Tout le monde est rassuré car un zodiac sans
moteur manque un peu d’attrait même s’il reste toujours les avirons.

Les jeunes que nous avons invités arrivent à 18h30 ils sont cinq dont une jeune fille. Des
danois, scandinaves bien blonds, partis du Danemark en août sur un Bavaria 47. Le skipper
propriétaire qui a l’air d’avoir à peine 30 ans a l’intention de faire le tour du monde en trois
ans. Aucun membre de son équipage ne semble être plus âgé que lui.
Discussion amicale et intéressante mais nous nous demandons comment ces jeunes peuvent
trouver le temps de naviguer aussi longtemps même si tout l’équipage ne participe pas à la
totalité du périple.

20 Pot avec les jeunes danois

 

Pot avec les jeunes danois

21 Départ des danois

Départ des danois

Après leur départ, soupe vietnamienne pour le dîner.

Mardi 20 novembre.
Nuit calme. Beau temps. Paul fait sa toilette au lever du soleil.

22 Toilette au lever du soleil

Toilette au lever du soleil

Au cours du petit déjeuner les Danois passent nous saluer.

23 Salut des Danois

Salut des Danois

Belle vue de la plage préférée de Philippe

24 Vue de la plage de Philippe

Vue de la plage de Philippe

A l’issue du petit déjeuner, Bertrand et Philippe partent explorer le tombant près du rocher
voisin, ce qui n’avait pu être fait hier.

25 départ de plongeurs

 

Départ de plongeurs

26 Les plongeurs en route vers le spot

Les plongeurs en route vers le spot

Pendant ce temps, Paul continue à réfléchir aux courses à faire en vue de la grande traversée.
Bertrand et Philippe reviennent satisfaits de la balade aquatique.
Nous appareillons à 10h30, cap sur Mindelo. Il n’y a pas beaucoup de vent aussi nous
transitons en grande partie au moteur.

27 Bertrand et Paul de quart

Bertrand et Paul de quart

Nous arrivons à Mindelo vers 15h

28 Arrivée à Mindelo

Arrivée à Mindelo

Nous faisons la queue devant le ponton du fuel avant de pouvoir faire le plein de gazole. Nous
contactons la Marina mais ils ne peuvent pas nous donner de place. Nous mouillons donc et
après avoir remis le zodiac à l’eau direction la terre. Changement d’ambiance. Il y a un monde fou à
cause de l’ARC qui s’apprête à partir demain. Nous allons voir le capitaine du port qui nous dit qu’il
va voir s’il y a de la place. En attendant, nous faisons un tour en ville pour repérer quelques magasins
et changer de l’argent.

Retour à la Marina. L’adjoint au capitaine de port nous a trouvé une place. Retour à bord
aussitôt. Zodiac à poste, moteur démarré, chaîne virée, ancre à poste et 10 minutes après nous
sommes accostés. Des équipages voisins nous aident à passer les aussières.
Nous ne sommes pas loin de Diadem arrivé il y a trois jours. Nous prenons un pot à leur bord
et nous partons à la recherche d’un restaurant. Tous sont remplis par les équipages de l’ARC.
Nous finissons par en trouver un assez sympa. A l’issue Paul veut montrer à Bertrand et
Philippe le fameux Clube Nautico mais celui-ci n’est pas accessible car il est privatisé pour la
soirée par un autre rassemblement de bateaux : la croisière du soleil qui se rend à Marie
Galante. Ce sont principalement des français.
Retour à bord pour un repos bien mérité.

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18 novembre 2018

Samedi 17 novembre

La nuit au mouillage n’a pas été aussi calme qu’espéré car la houle a changé de direction en
passant à l’ouest ce qui a fait rouler Bellatrix qui s’est mis à grincer de toutes ses cloisons.
Mise à l’eau du zodiac après le petit déjeuner et direction le débarcadère. Il y a du clapot et
nous sommes rapidement trempés.
Une fois le zodiac sécurisé sur la plage nous nous dirigeons vers la place de l’église où doit
nous attendre le chauffeur de taxi avec qui nous avons négocié hier.

1 Place de l'église pour le rendez vous avec notre chauffeur

Place de l'église pour le rendez vous avec notre chauffeur.

Malheureusement il n’y a pas de chauffeur. D’autres chauffeurs se proposent pour nous
conduire et après une négociation serrée menée par Bertrand nous faisons affaire pour
découvrir l’île. Celle-ci s’avère plutôt désertique avec des dunes de sables de loin en loin et
des paysages lunaires.

2 Départ en excursion, les dunes de sable

 Départ en excursion, les dunes de sable..

3 Paysage désertique

 Paysage désertique.

Les villes et villages le long de la route présente une architecture plutôt déglinguée à quelques
exception près.
Le réseau routier est constitué principalement de routes pavées pas toujours en bon état et de
pistes notamment celle menant à la plage de Santa Monica.

4 la piste pour atteindre la plage

La piste pour atteindre la plage

La plage est immense et déserte. Au sud il y a un hôtel et une extension de l’hôtel avec une
marina est prévue. Notre chauffeur nous dit que lors de notre prochain passage nous pourrons
aller dans cette Marina.

5 Plage de Santa Monica

Plage de Santa Monica.

6 les rouleaux de la plage

Les rouleaux de la plage.

7 Notre taxi et l'équipage sur la plage 

Notre taxi et l'équipage sur la plage

Après la plage cap vers le nord de l’île, tout aussi désertique avec toujours des routes pavées
dont une avec une ligne droite de 6 kilomètres.

8 toujours le désert et monument valley

Toujours le désert et monument valley.

9 Six kilomètres en ligne droite de route pavée

Six kilomètres en ligne droite de route pavée.

10 Notre chauffeur paparazi

Notre chauffeur paparazi.

Au passage dans un village notre chauffeur salue sa tante qui vend des articles achetés aux
Etas Unis.

11 La boutique de mode de la tante du chauffeur

La boutique de mode de la tante du chauffeur.

Nous déjeunons à 13h dans un restaurant sous des feuillages de bananiers de papayers et
autres espèces. Un cadre très agréable. Le repas commandé par le chauffeur arrive aussitôt et 
nous régalons d’un steak de thon (surprise) accompagné de riz, lentilles et papas fritas.
Excellent.

Retour ensuite vers le port pour, après avoir quitté notre chauffeur, une séance Internet.
Retour à bord ensuite pour appareiller avant la nuit et faire route vers Sao Nicolau. Arrivée
prévue demain en matinée.

12 Retour au port de Salrei

Retour au port de Salrei.


À suivre

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Jeudi 15 novembre 2018 (suite)

Vers 15h30, nous sommes partis à terre vers l’appontement où se retrouvent toutes les
embarcations de pêcheurs. Le débarquement du dinghie doit être effectué en voltige entre
deux trains de houle. Un local, Raphaël nous aide à amarrer l’embarcation parmi les autres.
Sur l’embarcadère il y a des vendeuses de poisson mais leur étal n’est plus très fourni à cette
heure de l’après midi.
Un petit tour de ville qui est en plein chantier pour la rénovation de l’artère principale.

1 Rue principale de Santa Maria en réfection

Rue principale de Santa Maria en réfection.


Nous déambulons de boutiques en boutiques de curios. Beaucoup sont tenues par des
africains, maliens et sénégalais principalement. On ne compte pas beaucoup de locaux. L’un
d’eux, un malien, nous fait un cours de géostratégie expliquant la raison de la présence de la
France au Mali. Selon son principe « les politiques n’ont pas d’amis que des intérêts », si nous
sommes intervenus c’est pour pouvoir exploiter les richesses pétrolières et minières du pays
puisque nous n’avons rien chez nous. D’après lui la France a aussi des vues sur les autres pays
africains pour faire de même avec l’or, les diamants, le bois etc.

2 Discussion avec un vendeur malien

Discussion avec un vendeur malien.

Nous nous sommes quittés bons amis. Nous avons ensuite poursuivi notre exploration du
village et des hôtels pour touristes venus se faire griller au soleil, remplir leur panse
avantageuse et pour les plus jeunes faire la fête la nuit.
Après être passé voir l’hôtel de l’ami toulonnaise de Paul mais qui n’était pas là, nous
sommes allés faire de l’internet dans un café typico et très bruyant. Paul a enfin réussi à
envoyer les photos pour le blog grâce à l’ordinateur de Philippe.
Nous sommes rentrés à bord à la nuit pour un dîner simple et frugal.
Le bateau roule beaucoup car la baie n’est pas bien protégée de la houle d’ouest.

 

Vendredi 16 novembre J 28

L’équipage a relativement bien dormi malgré le roulis. Nous prenons le petit déjeuner
relativement tôt afin d’aller à terre faire quelques courses.
A 8h30 à l’arrivée au débarcadère, nous pouvons constater que l’étal des vendeuses de
poisson est beaucoup mieux achalandé qu’hier.

3 Retour de pêche

Retour de pêche.

Pose devant la fameuse plage de sable blanc

4 Les trois compères devant la plage de Santa Maria

Les trois compères devant la plage de Santa Maria.

avant de faire quelques courses au mercado local et d’aller prendre un café au même endroit
qu’hier. Le patron est un sénégalais, encore un.
Philippe et Paul font marcher le commerce local en achetant chacun une casquette Cap Vert.

5 Philippe et paul avec leur nouvelle casquette

Philippe et paul avec leur nouvelle casquette.

Retour à bord à 10h30 pour appareillage dans la foulée après avoir remonté à bord le zodiac et
son moteur.
Les voiles sont établies et nous partons cap au sud vers Boa Vista.
Avant le déjeuner, Bertrand offre à Philippe une bière, achetée au mercado, en paiement du
pari perdu concernant les fonctions ministérielles d’Hubert Védrine qu’il pensait n’avoir
jamais été ministre des affaires étrangères.
Pour déjeuner, toujours des steaks de thon préparé par Philippe avec du riz cuit par Paul
accompagnés d’une salade composée façon Paul également.
La côte de Boavista se rapproche malgré un vent faiblissant.
L’on peut apercevoir de larges étendues de sable. Certains disent que cette île est un petit
Sahara au milieu de l’Atlantique.

6 Arrivée à Boavista

Arrivée à Boavista.

Nous mouillons au sud de la ville de Porto Sal Rei, malheureusement un peu loin de
l’appontement mais sans possibilité de se rapprocher à cause des récifs.
Nous débarquons en zodiac pour découvrir une ville un peu endormie mais avec un certain
charme désuet. Il y a bien sûr des pêcheurs et les femmes qui vendent le poisson.

7 le port de Sal Rei à Boavista

Le port de Sal Rei à Boavista.

8 Vendeuses de poisson

 Vendeuses de poisson.

Dans une ancienne conserverie en ruine

9 Ancienne conserverie

Ancienne conserverie.

Nous découvrons diverses activités comme un artiste peintre au travail

10 Philippe en admiration devant l'artiste

Philippe en admiration devant l'artiste.

Un constructeur de bateau de pêche, une femme faisant cuire des beignets de poisson que
nous dégustons avec une sauce aux oignons bien relevée.

11 Femme préparant des beignets de poisson

Femme préparant des beignets de poisson.

12 Dégustation des beignets

Dégustation des beignets.

Nous poursuivons notre tour de ville que nous terminons avec une pause Strella, la bière
locale avant d’admirer un joli coucher de soleil.

13 Vue de la rade de Sal Rei

Vue de la rade de Sal Rei.

14 La pause Strella

La pause Strella.

15 Coucher de soleil 

Coucher de soleil.

Nous dînons dans un restaurant en terrasse très agréable avant de reprendre le zodiac dans le
noir pour retrouver Bellatrix.

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